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Caroline Chimot

 


CAROLINE CHIMOT: le VARS aux Jeux Olympiques d'Atlanta 

 

Caroline Chimot est entraîneur au VARS-LM depuis 1996.

Mais le plus fantastique de cette année 1996 est sa participation aux Jeux Olympiques d’Atlanta avec l’Equipe de France de Gymnastique Rythmique et cette formidable 4ème place, la meilleure jamais obtenue par une équipe de France de GR.

 

Villeneuvoise depuis toujours (bien que née à Seclin), Caroline Chimot commence la Gymnastique Rythmique au Villeneuve d'Ascq Rythme et Sport en 1985 à l’âge de 8 ans.

Après deux années en compétition individuelle (imposés type DC), elle passe en catégorie fédérale (benjamines et minimes) puis entre en section sport études au collège Carnot de Lille en 1989. Une blessure l’oblige alors à arrêter la GR pendant un an. En 1991, elle est repérée par les entraineurs du pôle régional de Calais. Avec les filles de Calais, elle devient championne de France par équipe (coupe Villancher).

Les beaux résultats s’enchaînent:

1992: Championnat de France en nationale B junior individuelle (6ème)

1993: Championnat de France nationale A senior individuelle (5ème)

Parallèlement, elle poursuit ses études au lycée Sophie Berthelot de Calais.

En 1994, elle rejoint l’Ensemble France !

1994: Championnats du monde à Paris-Bercy (6ème)    -voir le passage de l'ensemble France 6 cordes-

« C’est mon plus beau souvenir de gymnaste (mes premiers championnats du monde) avec une salle pleine à craquer et un public qui criait tellement fort pour nous encourager qu'on n'entendait quasiment plus la musique! »

1995: Championnats d’Europe à Prague (3ème) Championnats du Monde à Vienne (5ème)

1996: Championnats du Monde à Budapest (9ème)

 

1996: Jeux Olympiques d’Atlanta : (4ème)

Les Jeux Olympiques d’Atlanta sont l’apogée de sa carrière en équipe de France, elle a 17 ans.

L’ensemble France réussit une belle prestation aux cerceaux et mieux encore en finale rubans-ballons et termine à quelques centièmes du podium juste derrière l’équipe de Russie. L'Espagne est championne olympique.

Quel exploit ! Et s'il y avait eu à cette époque des finales par engin en ensemble (comme c'est le cas maintenant), les françaises auraient même obtenu la médaille de bronze en finale ruban-ballon. Malheureusement, les finales par engin ensemble n'étaient pas encore mises en place pour Atlanta.

Le classement:

1. Espagne 38,933 pts

2. Bulgarie 38,866 pts

3. Russie 38,365 pts

4. France 38,199 pts

(Charlotte Camboulives, Sylvie Didone, Caroline Chimot, Frédérique Lehon, Audrey Grosclaude, Nadia Mimoun)

Pour voir les qualifications:

France: 5 cerceaux

France: 3 ballons 2 rubans

Pour voir les finales:

France: 5 cerceaux

France: 3 ballons 2 rubans

 

 Caroline (au premier plan) à Atlanta 1996

 

Sa carrière sportive s’arrête sur cette fabuleuse aventure et Caroline revient dans le club de ses débuts -le VARS- en tant qu’entraîneur. Elle y entraîne toujours les Fédérales avec beaucoup de succès. « J'ai toujours essayé de mettre à profit mon expérience des compétitions en tant qu'ancienne gymnaste tout en me formant en tant qu'entraîneure (j'ai un Brevet d'Etat 2nd degré) et de juge (niveau 4) car la pratique de club n'a rien à voir avec celle du haut niveau. J'aime former les gym, les faire progresser chacune en tirant le meilleur d'elle même, tout en préservant bien sûr leur intégrité physique et émotionnelle (très important quand on est éducatrice!) ».

Une façon pour elle de partager son amour de la GR.

Comme de nombreuses gymnastes et entraineurs de notre club, Caroline est aussi un exemple de réussite professionnelle : après un Bac S, des études en STAPS jusqu'à la maîtrise, puis un DEA STAPS à Paris 11 et une thèse de doctorat en sociologie à Paris 8, elle est maintenant maître de conférences en sociologie à l'Université de Reims.

 

Peu de sportifs Villeneuvois peuvent se targuer d'une telle carrière et notre club est très fier qu'une telle championne puisse à présent lui consacrer son temps.

 

 

"Caroline Chimot, petite reine de la gymnastique rythmique à Atlanta"

-lire l'article de Carine Bausière pour la Voix du Nord-