Imprimer

La GR

LA  GR est l'abréviation de Gymnastique Rythmique. L'ex GRS a perdu le "s" de "sportive" depuis 2002.
Quand on entend "Gymnastique", on pense instantanément aux roulades, au grand écart, aux saltos... Mais derrière se cache bien d'autres choses. Le mot " Rythmique " n'est pas là pour rien...

La GR est un sport complet, alliant grâce, souplesse, beauté, audace, maîtrise, et confiance en soi et en son engin. Car en GR, on travaille avec cinq engins : la corde, le ruban, le ballon, le cerceau et les massues. Cinq engins pour s'épanouir et se révéler... La GR, mentalement comme physiquement, apporte la maîtrise et le dépassement de soi, la souplesse, la grâce. Elle apprend à être déterminée et audacieuse, à respecter les règles. Dans le cas d'un collectif, elle apprend l'entraide, la solidarité et développe la faculté pour s'intégrer. Un sport complet, que l'on peut pratiquer dès 3 ans pour les entraînements, et dès 6 ans pour les compétitions...

Présentation

La base de la Gymnastique Rythmique, c'est la danse. Dans les clubs, elle sert très souvent d'échauffement. A haut niveau, c'est l'objet d'une véritable préparation (deux heures par jour en général). Elle permet d'acquérir les bons placements (pieds et jambes en dehors, maintien des bras par exemple). Un travail de musculation est également nécessaire (gainage, abdominaux). Les gymnastes doivent également faire preuve de souplesse : qu'elle soit dorsale ou de jambes, celle-ci se retrouve dans la majorité des difficultés que l'on rencontre. Elle s'obtient par des étirements passifs (écarts) et actifs principalement. Enfin, les engins utilisés en GR requièrent une agilité pour une bonne manipulation. Les mains sont extrêmement sollicitées pour les mettre en mouvement et surtout les contrôler !

Origines

Si certains évoquent l'époque de l'Egypte ancienne pour parler des débuts de la Gymnastique Rythmique, les premières traces de pratique remontent, pour l'ère moderne, au XIXè siècle. Différentes méthodes de gymnastique étaient alors proposées aux jeunes filles, dont celle de M. Clias en 1843, intitulée « Callisthénie ou la somascénie naturelle appropriée à l'éducation physique des jeunes filles », qui préconise des exercices avec des instruments tels que la canne, le cerceau et la corde à sauter. Suivirent ensuite les méthodes de François Delsarte (1811-1871) qui introduit la notion de musique, d'Emile-Jacques Dalcroze (1865-1950), d'Isadora Duncan (1878-1927) qui donne une nouvelle direction à la danse via la gymnastique, ou encore d'Irène Popard (1894-1950). Ce n'est qu'en 1960 que cette activité est reconnue comme discipline à part entière. Elle prend alors le nom de Gymnastique Moderne. La Fédération Internationale de Gymnastique l'intègre en 1961 à son programme et en 1963, les premiers Championnats du Monde sont organisés à Budapest. Dix nations européennes y prennent part, dont une qui paraît déjà bien rodée : l'Union Soviétique, qui organise en effet des championnats depuis 1942 ! Très vite, des règles se mettent en place : on décide de la création d'imposés, des normes engins sont prises en 1967 et un code de pointage voit le jour en 1970. Les exercices réalisés par un Ensemble de six gymnastes apparaissent pour la première fois en 1967 à l'occasion des 3è Championnats du Monde. De plus en plus de nations participent aux rendez-vous internationaux tant et si bien qu'un Championnat d'Europe est organisé en 1978 à Madrid et qu'une Coupe du Monde est créée en 1983.

 

La discipline devient même olympique en 1984, lors des Jeux Olympiques de Los Angeles. C'est une Canadienne qui devient la première Championne Olympique de Gymnastique Rythmique. Les Ensembles, dont le nombre de gymnastes a été ramené à 5 au lieu de 6 en 1995, devront patienter quant à eux jusqu'en 1996 à Atlanta. Lors de ses premiers J.O., l'équipe de France termine à la quatrième France. Caroline Chimot, villeneuvoise et entraineur au VARS-LM faisait partie de cet ensemble.

Depuis, la discipline a conquis son public, la G.R. compte aujourd'hui en France plus de 25 000 pratiquants !

Encore plus de détails sur wikipédia